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mardi 24 août 2021

Le Vatican approuve les vaccins contre le Covid, même dérivés de fœtus avortés !

 Dans une note publiée lundi 21 décembre, la Congrégation pour la doctrine de la foi affirme que la gravité de la pandémie justifie l’utilisation de vaccins produits en utilisant une méthode dont elle réprouve le principe.

·         Loup Besmond de Senneville (à Rome), 

·        Le Vatican a affirmé qu’il est permis d’utiliser le vaccin vu les circonstances, même s’il est produit selon des méthodes immorales.

Le Vatican l’avait déjà affirmé dans un document de 2008, mais il le redit ici plus clairement encore : il est permis d’utiliser un vaccin en cas de très grave nécessité, même s’il est produit selon des méthodes immorales. C’est du moins ce que l’on peut lire dans une note de la Congrégation pour la doctrine de la foi publiée lundi 21 décembre, sur « la moralité de l’utilisation de certains vaccins contre le Covid-19 »

+Il est « moralement acceptable d’utiliser des vaccins contre le Covid-19 pour lesquels des lignées cellulaires provenant de fœtus avortés ont été utilisées dans le processus de recherche et de production », écrivent les auteurs.

Cellules-souches dérivées d’un fœtus avorté

Si le Vatican se prononce sur cette question, c’est que la Congrégation pour la doctrine de la foi a plusieurs fois été interpellée, ces derniers temps, sur la licéité de vaccins développés par des industriels en utilisant des cellules-souches dérivées d’un fœtus avorté aux Pays-Bas dans les années 1970. Depuis, ces cellules-souches, issues de lignées cultivées en laboratoire, sont utilisées par des chercheurs du monde entier. C’est notamment le cas des industriels AstraZeneca et Janssen.

Pour justifier sa position, la Congrégation pour la doctrine de la foi reprend des éléments d’une note de 2008, Dignitas Personae, une « instruction de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur certaines questions de bioéthique ».

« Coopération au mal »

« “Il existe des responsabilités différenciées” dans la coopération au mal, écrit ainsi la Congrégation en citant le document de 2008. Par exemple, “dans les entreprises qui utilisent des lignées de cellules d’origine illicite, la responsabilité de ceux qui décident de l’orientation de la production n’est pas la même que la responsabilité de ceux qui n’ont aucun pouvoir de décision. »

→ EXPLICATION. Covid-19, le Vatican aussi a son plan de vaccination

Ainsi, pour le Vatican, cette « coopération au mal » n’est pas non plus la même entre celui qui utilise un vaccin et celui qui a participé directement à l’avortement ayant ensuite servi à développer ce vaccin. S’il s’agit bien, selon la Congrégation, d’une « coopération matérielle passive », le devoir moral de l’éviter à tout prix est atténué par la gravité du mal à combattre. C’est ici le cas de la pandémie.


Commentaire de Pierre :

Cet homme est un imposteur...

Je ne participerais pas au massacre épouvantable des bébés, c'est-à-dire au plus grand génocide de l'histoire.

Que chacun agisse selon sa conscience , et en toute connaissance de cause. 

C'est à DIEU que nous aurons des comptes à rendre...



jeudi 2 juillet 2020

Encore la porno !

« La déferlante pornographique constitue l’un des dangers principaux du XXIe siècle »

François Billot de Lochner, le président de l’association Stop au porno.

Pourquoi attirer ainsi l’attention du public sur ce phénomène ?

Tout simplement parce que la déferlante pornographique constitue, dans une grande indifférence générale apparente, l’un des dangers principaux que le XXIe siècle aura à affronter.


D’un côté, il ne fait plus aucun doute que la pornographie est un drame pour chaque personne et pour la société tout entière. En effet, il est désormais prouvé scientifiquement que la consommation de matériaux pornographiques abîme le cerveau (la dopamine, essentielle pour notre activité primaire, est gravement endommagée par une consommation pornographique outrancière), transforme peu à peu la personne en objet de consommation dont on peut faire n’importe quoi, détruit l’unicité qui fait la beauté de chaque être humain en réduisant celui-ci à un simple objet de jouissance, abîme le si nécessaire lien social entre les personnes, enferme peu à peu le consommateur de matériaux pornographiques dans la simple consommation de plaisirs fugitifs, etc.

Ce que je décris là correspond à de très nombreuses études réalisées par des spécialistes en neurosciences, par des psychologues, par des sociologues, par des médecins ou par des formateurs compétents. Les très nombreux témoignages que je reçois révèlent l’ampleur du problème, qui touche toutes les générations, et notamment les enfants, désormais au cœur de la déferlante pornographique.


Cela étant dit, la société tout entière se couche devant un phénomène qu’elle pense immaîtrisable et qui la met profondément mal à l’aise. L’idéologie libertaire est implantée dans nos sociétés à un point tel que toute atteinte présumée à la « liberté » est considérée comme intolérable. Réguler ou interdire la pornographie serait donc insupportable pour nos libertés. Tant pis si la société tout entière, et chaque personne en particulier, se met en grand danger par rapport à ce phénomène.

Si le sujet n’était pas d’une extrême gravité, tant de bêtise de la part de nos dirigeants politiques devrait générer, chez chacun d’entre nous, d’irrépressibles et incontrôlables fous rires. En réalité, depuis des dizaines d’années, la classe politico-médiatique, l’Éducation nationale et le système judiciaire se tiennent les coudes pour promouvoir autant que possible la dérive pornographique de la société tout entière.

Nous faisons beaucoup de publications sur le sujet de la pornographie depuis plusieurs années, afin que nos lecteurs comprennent que la pornographie est un projet ancien des élites, visant à détruire une société fondée sur des valeurs chrétiennes détestées, et afin de leur donner des clés précises de lutte contre ce fléau.



vendredi 17 avril 2020

États-Unis et avortement


 Vers un revirement de la Cour suprême ?

Aux États-Unis, les pro-life ont le vent en poupe. Grande première, le président Donald Trump assistait à la dernière March for Life et y a tenu un discours. Le clivage pro-life vs. pro-choice recouvre à peu près celui entre républicains et démocrates. Pour certains parmi ces derniers, avorter jusqu’à terme n’est pas un problème. Et même achever un enfant né vivant après un avortement raté.
Outre-Atlantique, le nombre d’avortements chute, tant en valeur absolue que rapporté au nombre de naissances. 

Dans la décennie 80, il était de 1,2-1,4 million d’avortements légaux par an, avec un taux entre 345 et 359 avortements pour 1.000 naissances. En 2011, le nombre d’avortements annuels passait en dessous des 700.000 et poursuit sa diminution de façon continue depuis, atteignant 186 avortements pour 1.000 naissances (sources : Center for Disease Control and Prevention).

Ici, en France, nous restons au-dessus de 200.000 avortements par an, sans aucun infléchissement perceptible. Si un élu/homme politique pourtant posé envisage publiquement la seule mise en œuvre de politiques publiques en vue de la réduction du nombre de ces occurrences, il devient la cible des hystériques et des menaces et restrictions sont brandies par la police de la pensée pour qu’il ne s’exprime point publiquement : le lynchage médiatique moderne.

 Ici, en France, on légifère pour criminaliser toute opinion dissidente. Ici, en France, il suffit d’être pro-vie pour se voir interdire l’espace public. Mais il y a encore beaucoup de travail, ne serait-ce que pour restaurer la liberté d’opinion des pro-vie et un débat sans hystérie.



vendredi 13 mars 2020

CET AVORTEMENT QUE L’ON M’A IMPOSÉ



 Tel était le titre de l’émission « Ça commence aujourd’hui », diffusée sur France 2, le 23 janvier 2020. Animatrice : Faustine Bollaert. Conseillère : Christèle Albaret. Témoins : Adam, Katia et Carole.

On peut savoir, gré à l’antenne du service public, d’avoir donné la parole « sans tabou », à trois victimes des usages actuels. Promesse tenue, même si l’animatrice coupe parfois un peu trop vite la parole, pour reformuler ou précéder la pensée des témoins, et de ce fait, l’orienter un peu (excusant même, par hypothèse, la partie adverse — hochement de tête de la thérapeute). On assiste aussi à l’exercice imposé de la Psycho patricienne, invitant nécessairement à la déculpabilisation (allant jusqu’à chercher dans l’enfance d’Adam un insoupçonné traumatisme, expliquant sa sensibilité à l’injustice) et prenant soin finalement de relativiser ces expériences personnelles traumatisantes, par rapport à l’ensemble des situations supposées bien vécues – un certain nombre le seront moins, après cette émission. 

Car les témoignages sont bien là, et très éclairants en soi. Ils sont propres à avertir les jeunes consciences des manipulations dont elles peuvent être victimes (Mme Albaret le confirme lors d’un échange) et de la dureté du cœur humain, lorsque ses intérêts immédiats sont en jeu. Adam a parlé le premier, voulant faire savoir à quel point l’homme peut souffrir de la privation d’un être qu’il désirait profondément. Il met en évidence de façon très convaincante l’injustice d’avoir été dépossédé de la relation de confiance qu’il avait avec son amie. Tout cela par la faute d’un Planning Familial isolant cette dernière pour mieux diriger sa conscience (c’est nous qui traduisons). Adam garde la blessure, est-il attesté lors de l’émission. Il aura du mal à la voir se refermer, à moins de remettre en cause la présentation idyllique, faite par la Psycho praticienne, de cette institution, censée « conseiller de façon neutre, sans notion de jugement », aussitôt démentie par ce que cet homme expose de son histoire. 

Toutefois, par son témoignage, il conteste la loi qui donne à la femme la propriété exclusive de l’enfant porté. Il a eu cette affirmation : « Un homme, il avorte aussi, lorsque sa conjointe avorte ». On aimerait pouvoir dire à Adam que Dieu est d’accord avec lui, sur l’injustice qu’il a subie, lui qui a formé l’homme et la femme pour être en vis-à-vis l’un de l’autre, non pas pour être soustraits l’un à l’autre... du moins, par et dans le mariage, absent de toutes les situations ici présentées ; faiblesse et injustice fondamentale d’une société qui laisse ses enfants s’engager imprudemment. 

Cela appelle la repentance et il faudrait que quelqu’un en instruise cet homme blessé. Katia a tellement souffert, de la dureté de son compagnon, quant à elle. « C’est clair et net, je n’en veux pas », « C’est soit moi, soit le bébé » ! Elle s’est longuement exprimée, démontrant comment une âme pure, aimante, croyant être aimée, peut être tourmentée par un acte si contraire à son attente. Forcée à l’émotion par cette exposition publique, elle a des mots très forts, comme de s’être sentie abandonnée, trahie par celui qu’elle aimait « Il y avait une telle douleur, tristesse en moi ». Elle s’entend encore penser : « Je l’aime déjà ce bébé et je dois faire un choix... ! ». 

Puis, après l’écho de datation durant lequel elle entend le petit cœur battre : « Je vais tuer quelqu’un, c’est juste horrible ! ». Et, à propos du concubin : « Je l’ai haï ». Après cela, amenée aux portes du mariage, Katia a réalisé l’impasse dans laquelle la division entre elle et son concubin l’avait amenée. Le mariage n’a pas eu lieu. Elle est désormais autrement mariée et maman d’une petite fille, son « deuxième enfant » dit-elle, cela, malgré un début de cancer du col de l’utérus. Elle en espère un troisième « Si Dieu le veut », lâche-t-elle ! Carole parle moins longtemps ; elle exprime moins l’émotion, déjà largement manifestée par Katia. Elle est suivie par un psychologue. Son parcours est plus complexe. Elle aussi s’est trouvée enceinte, par accident de pilule, heureuse, avec l’espérance de fonder une famille avec l’homme qui semblait l’aimer sincèrement. Mais non ! 

De façon plus subtile au début, puis catégorique, l’amant établit l’impossibilité de garder cet enfant : « C’est l’enfant ou c’est moi ». Elle raisonne, est confuse, se sent perdue. Conseillée de garder l’enfant par son médecin traitant, qui la connaît bien, elle se sent pourtant contrainte à abandonner la vie nouvelle qui se présente, pensant ne pas pouvoir assurer le bonheur de l’enfant. Elle choisit d’être avortée en étant endormie, ne voulant aucun souvenir de ce moment (elle sait par des amies, et Katia, qui a subi l’IVG par médicament, vient de le confirmer, combien ce moment est traumatisant). 

Alors, durant une année l’amour semble plus fort entre Carole et son ami, sujet de l’avortement mis sous tabou. Hélas, la relation s’éteint et Carole subit de plein fouet, dans son corps qui grossit, le regret de sa grossesse interrompue. Désormais, à 38 ans, célibataire, elle veut absolument un enfant, ayant déjà tenté une FIV. Sa vie est en danger, étant sous anti coagulant (elle a fait des thromboses et une embolie), elle devra être surveillée en permanence, mais elle le veut tellement. Avant cet évènement, on voudrait souhaiter à Carole de rencontrer l’amour, contre lequel elle semble s’être prémunie. 

Rappel en début d’émission : 220 000 IVG sont pratiquées en France chaque année. Pasteur Jean Pira Lien (direct, temporaire, en France seulement : https://www.france.tv/france-2/ca-commenceaujourd-hui/1148097-cet-avortement-que-lon-m-a-impose.html Sur YouTube : https://www.youtube.com/ watch?v=Fs0NtIxxsUw https://www.youtube.com/watch?v=cHZYMTpoo9c 

Réaction : Merci pour le lien concernant l’émission sur les IVG forcées, c’était super intéressant d’avoir aussi le point de vue d’un homme. Et l’on entend bien dans son témoignage que le Planning Familial a induit la décision de sa jeune compagne. Je me sens tellement heureuse d’avoir accueilli ma belle Év...,même si mon âge et ma situation ne me permettaient pas forcément un accueil idéal. Quel plaisir de la voir aujourd’hui jeune adulte poursuivant ses études de Droit, avec un adorable fiancé dans sa vie. I.B.Z. NDLR : À cette occasion, nous avons relancé notre pétition «  Pas d’avortement sous contrainte », sur change.org.


mercredi 27 novembre 2019

Théorie du genre !

“J’ai honte, j’ai tout inventé de A à Z” :

L’un des grands pontes de la théorie du genre fait son mea culpa

Par 

Un expert de la théorie du genre canadien, qui faisait jusqu’ici consensus, avoue avoir tout inventé dans les grandes largeurs. L’idéologie a, une fois encore, effacé les fondements d’une pratique se voulant scientifique et objective. 

Confessions d’un homme pernicieux ? Christopher Dummitt, historien en matière de culture et de politique titulaire d’une chaire à l’université de Trent (Canada), fait figure de référence mondiale lorsqu’il s’agit d’aborder la (nouvelle) question du « genre ».  Dans ses confessions presque intimes, ce vrai-faux scientifique dresse le portrait de ceux « partageant avec [lui] une même vision du monde : que pratiquement toutes les identités ne sont qu'une construction sociale et que l'identité n'est qu'une question de pouvoir ». Son raisonnement ne sera jamais vérifié par une assise scientifique, pis, il sera « consenti » par ses pairs. « J’ai honte, j’ai tout inventé de A à Z », se contrit-il dans le journal canadien Quillette, repris par le Point« Mes réponses, je ne les ai pas trouvées dans mes recherches primaires. Je les ai tirées de mes convictions idéologiques », c’est donc « un ensemble de croyances préconçues et intégrées...

samedi 12 octobre 2019

PMA !


Beaucoup de travail en perspective pour les juges et les psys 😰

Bien entendu, tout projet, et a fortiori toute nouveauté, entraîne toujours son lot de problèmes, et ce n’est pas pour cela qu’il faut ne rien faire.

La particularité de cette nouveauté-là est que les problèmes ne retomberont pas seulement sur les personnes qui auront décidé de s’engager, en toute connaissance de cause, mais aussi sur les enfants, qui seront déchirés entre les adultes qui se disputeront et qui, tous, auront de bons arguments à faire valoir.

Entre les enfants qui demanderont laquelle des deux mamans a apporté son ovule, où est le monsieur qui a donné son spermatozoïde, pourquoi l’une de leurs mamans a accouché d’eux, les ont allaités, leur ressemble beaucoup et l’autre pas du tout mais qui pourtant sont toutes deux leur mère, les hommes pris de remords qui voudront connaître leur enfant mais qui ne figureront nulle part dans les papiers, les mères qui devront payer des pensions alimentaires et donner une part d’héritage à des enfants qu’elles n’auront jamais portés, et les enfants qui seront frères et sœurs à part entière avec les deux mêmes mères, mais qui n’auront aucun trait commun, il risque d’y avoir bien des incompréhensions, des angoisses, des sentiments d’injustice.

Il est vrai que la situation actuelle est déjà terriblement compliquée et qu’un nombre important d’enfants vivent des drames familiaux.
La question est de savoir si cette réforme va vraiment améliorer cette situation.
À moins que ça n’en soit pas le but…

Jean-Marc Dupuis
Commentaire de Pierre :

Et voila un pas de plus dans la décadence !
La société s'est tellement éloignée de DIEU qu'un retour n'est mème pas envisageable !

jeudi 30 mai 2019

Remboursement du diagnostic préimplantatoire non invasif


Une manne financière pour les fabricants !

Aujourd’hui, la quasi-totalité d’une population triée sur le critère de son génome imparfait a disparu. L’extinction de cette partie de l’humanité, les trisomiques, est le fait d’un eugénisme efficace vendu par des marchands, acheté par l’État et mis en œuvre par la médecine. Dans l’Histoire, c’est un événement sans précédent.

La dernière « annonce » de l’année 2018 a parachevé cette politique eugéniste en mettant en place le remboursement, par la Sécurité sociale, du test de dépistage prénatal non invasif (DPNI).
Il s’agit, en fait, d’une nouvelle machine à trier les humains avant la naissance. En clair, c’est la mise en œuvre d’un énième test de dépistage de la trisomie 21, toujours plus performant, présenté sous les auspices de la science et de la médecine, comme si l’avortement sélectif de la quasi-totalité de cette population n’était pas déjà une tragédie.

Il est vrai que 96 % des enfants diagnostiqués trisomiques avant la naissance sont aujourd’hui éliminés, ceci étant possible jusqu’au terme de la grossesse en application de la loi Veil. Sauf indication contraire des parents ou défaillance de la machine à trier, tous les fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés. Le dépistage prénatal non invasif (DPNI) porte à sa perfection la politique eugéniste déjà mise en place en visant à l’éradication complète des enfants porteurs de trisomie. Il est présenté comme plus fiable, plus précoce, plus confortable, plus économique. Une usine à gaz a été construite pour renforcer une politique qui n’est ni médicale, ni scientifique, et encore moins philanthropique, mais surtout lucrative pour les fabricants de tests.

Ce nouveau dépistage, capable de rechercher le chromosome 21 surnuméraire dans l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel, est dorénavant proposé à toutes les femmes enceintes dont le niveau de risque a préalablement été évalué entre 1/50 et 1/1.000 (et non plus 1/250) à l’issue du dépistage actuel par dosage des marqueurs sériques. Au système actuel qui prévoit un dépistage à 14 semaines et fiable dans 85 % des cas se rajoute donc une technique utilisable dès 10 semaines et fiable à 99 %. Il y aura même des femmes qui cumuleront trois tests : les marqueurs sériques, le DPNI si elles sont classées à risque entre 1/50 et 1/1.000, et un second DPNI si le premier prélèvement est « ininterprétable ». 

Le DPNI devrait limiter le recours à l’amniocentèse, qui restera toutefois nécessaire pour établir le diagnostic si le résultat du nouveau test est positif. L’avortement, qui pourra être plus précoce, est bien sûr présenté comme un progrès. Tout cela est remboursé par l’assurance maladie.
L’actuelle politique de dépistage présente deux caractéristiques : elle est à la fois massive et imprécise. Massive dans la mesure où 96 % des enfants diagnostiqués sont avortés (bien que certains se posent la question de savoir pourquoi il en reste encore 4 %). Imprécise parce que le système conduit à des erreurs responsables de fausses couches d’enfants sains causées par le recours excessif à l’amniocentèse (celle-ci est critiquée non pas en raison des fausses couches d’enfants trisomiques puisque ce risque est sciemment couru par les parents mais à cause des fausses couches d’enfants sains). 

Le nouveau système mis en place cherche donc à être à la fois exhaustif (avec un seuil de risque plus exigeant 1/1.000) et dans la cible (avec un taux de fiabilité de 99 %). Autrement dit, cette nouvelle politique de dépistage doit être vue comme une superposition de filtres. D’une part, le système actuel des marqueurs sériques resserre les mailles du filet dans un rapport de 1 à 4. D’autre part, on rajoute un second filtre, le DPNI, dont la fiabilité est quasi parfaite. 

Malgré cela, le diagnostic reste nécessairement établi à la suite de l’amniocentèse mais les cibles seront mieux identifiées et les fausses couches ne concerneront que des enfants trisomiques. Le nouveau système remboursé par l’assurance maladie permet donc de ne plus éliminer d’enfants sains, il n’éliminera que les trisomiques mais il les éliminera tous. En somme, c’est une meilleure utilisation de l’argent public. La hiérarchie est clairement établie : la vie d’un enfant sain est protégée avant la naissance, celle d’un enfant trisomique est condamnée.

Ni scientifique, ni médicale et encore moins philanthropique, l’ambition du transhumanisme est sommaire : asseoir le marketing du surhomme sur une aversion pour le sous-homme.
Le dépistage de la trisomie 21 est précisément une matrice du transhumanisme.


Commentaire de Pierre :
 Bientôt tout ces assassins devront rendre compte à DIEU pour tout les actes...Lisez la Bible !

mercredi 20 mars 2019

Liberté de conscience

Projet de loi santé : la liberté de conscience du corps médical mise en danger



 Deux articles existent en effet mais ils n’ont pas tous les deux la même valeur :

•    La clause générale de conscience : « Hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles » (code de la santé publique, article R. 4127-47). Cet article réglementaire existait avant la loi Veil de 1975. Parce qu’il est de nature réglementaire, cet article peut être modifié du jour au lendemain par un gouvernement qui le souhaiterait.

•    La clause spécifique concernant l’IVG : « Un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l'intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention selon les modalités prévues à l'article L. 2212-2.

Aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu'il soit, n'est tenu de concourir à une interruption de grossesse. » (Art. L 2212-8 du code de la santé publique). Cet article de nature législative, créé en 1975 à l’occasion du vote de la loi Veil, ne peut être modifié que par une autre loi discutée devant le parlement. Un gouvernement n’a pas le pouvoir de le modifier d’une simple circulaire ! 😢

Franck MEYER
Président du CPDH