mardi 23 juin 2026

RESPECT !

Il est vraiment surprenant de découvrir que dans notre belle langue française, le mot utilisé pour définir l'entité et les particularités d'un individu, c'est à dire la personne, est le même que celui qui est utilisé pour signifier son absence, et par là même, son néant - si nous nous référons à l'expression "Mais qui est là ? personne !"

Double sens prémonitoire ?

Si nous entrons dans une définition plus affinée, le mot "personne" provient du latin "persona", qui signifie "masque de théâtre", faisant référence aux différents rôles que peut remplir un individu simultanément durant sa vie terrestre.

Mais le sens a évolué, conférant à l'ètre humain un statut moral et juridique et l'élargissant à un groupe d'individus : ainsi parle t-on d'une personne "physique" et d'une personne "morale".
De nos jours, la personne désigne le "moi", et donc ce qui m'est propre, ce qui résume ma dignité d'être humain, la spécificité de ma personnalité. Ce qui me différencie aussi des autres.

Nous les êtres humains, sommes sur terre dans trois buts : être, faire et entrer en relation. Ainsi, si nous développons notre moi, il y aura une incidence sur nos actes, mais aussi sur notre vie sociale. En élargissant le sens du mot "personne", je peux donc dire qu'une personne est une entité composée de l'être intérieur, de son comportement, et de sa mise en relation avec celles qui l'entourent.

Beaucoup d'entre nous, mais aussi la société toute entière, vivent dans une grande confusion au sujet de la personne humaine.

Tout commence avant la naissance, où l'entité n'est pas reconnue en tant qu'embryon. Je suis tout petit, ou je présente certains défauts physiques ou mentaux, et donc je n'existe pas, ce qui donne la permission de me jeter à la poubelle : c'est l'avortement.


Parlons aussi de l'eugénisme, une théorie et une méthode visant à améliorer l'espèce humaine par différents petits trafics fondés sur la génétique, et donc sur mon "avant-naissance", ouvrant la porte à n'importe quelle déviation.

Cela continue après ma naissance, où l'on peut très bien me refuser le droit d'exister, car je ne suis pas conforme à ce que l'on attendait de moi : ainsi en Chine, pour lutter contre la surpopulation, on tuait souvent les bébés-filles dès leur naissance : cela s'appelle un infanticide. En France, il existe encore ce que l'on appelle "la naissance sous X" : c'est un abandon.

Mais il y a aussi l'enfant qui reste dans son foyer, mais à qui l'on refuse l'affection, le soin, l'attention, pour différents motifs. Plus tard, il deviendra probablement un délinquant, car il retournera l'arme contre lui-même, en méprisant sa propre existence et en détruisant celle des autres.

Je ne veux pas non plus passer sous silence les atteintes à la dignité humaine dont sont victimes beaucoup de nos contemporains dans le monde du travail. Ce dernier, de nos jours, est devenu un monde esclavagiste où l'exploitation pour des raisons bassement financières est reine. L'être humain passe en dernier, au profit d'une petite caste d'hommes et de femmes dont le but vital unique est de s'enrichir le plus rapidement possible au détriment des pus faibles et des plus fragiles. C'est une caste d'assassins en puissance.


Mais je peux aussi être assassiné dans ma vieillesse, cela s'appelle l'euthanasie !

N'oublions pas le sort réservé à Jésus, le Fils de Dieu : les autorités spirituelles de l'époque se sont débarrassées de lui en le faisant assassiner sur une Croix, la Croix de Golgotha.

Combien faudra t-il de siècles à l'être humain pour qu'il discerne sa propre existence, et l'existence de Dieu ? pour qu'il se respecte lui-même, ainsi que son Créateur ? Voilà une question ouverte à laquelle chacun de nous se doit de répondre, afin de faire contre-pouvoir dans une société qui se renie globalement elle-même, et va tout droit à sa perte si elle n'accepte pas le Sauveur.

P Auzenet


vendredi 17 avril 2026

139 par minute !

 Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 73,3 millions d’avortements sont pratiqués en moyenne chaque année.

200 821 enfants innocents tués par jour.

8 367 enfants par heure.

Depuis que vous avez commencé à lire cet article, près de 139 avortements ont eu lieu. 139 par minute.

139 êtres humains comme vous et moi, mais plus petits.

Ce ne sont pas des statistiques.

 CitizenGO


Commentaire de Pierre :

Au jugement dernier, tout ces meurtriers seront jetés en enfer pour l'éternité. 



mercredi 11 février 2026

Témoignage de Carole

 J’ai mis longtemps à me pardonner cet avortement


Carole, 40 ans

Ce témoignage est le premier que je livre au monde extérieur, à moi-même et restera probablement le seul de mon expérience de l'IVG. A 21 ans, tout juste un an après avoir quitté dans des circonstances tumultueuses le domicile de mes parents, je suis "tombée" enceinte. Je vivais alors aux dépens de mon compagnon, qui avait lui-même renoncé à ses études pour subvenir à mes besoins.

Lorsque j'ai su que j'étais enceinte, je crois que je me suis attachée à ce bébé. Ou bien était-ce à l'idée de devenir maman et donc de changer de statut ? Aujourd'hui encore, je me pose la question. Mais à l'époque, je ne trouvais pas ma place, je ne savais pas qui j'étais... J'ai laissé mon compagnon, qui ne voulait pas de cet enfant alors, décider à ma place. Je me sens aujourd'hui encore lâche et coupable de ce manque de franchise envers moi-même.

J'ai caché mon début de grossesse à ma belle-famille, chez qui je vivais alors. Je me suis présentée seule au rendez-vous à l'hôpital. C'était la première fois que je rencontrais une gynécologue, la sexualité était un sujet loin des priorités de mes parents. Ce premier entretien ne m'a offert aucun conseil. Elle m'a exposé le choix devant lequel je me trouvais alors que j'aurais voulu lui dire ce que j’éprouvais. Mais elle m'a laissée seule avec mon désarroi. Je ressens encore cette solitude qui, pendant longtemps, a pesé sur notre couple et nous a éloignés l’un de l’autre.

Ce n'est pas le bébé de Carole qui est sur cette photo.

Après ce rendez-vous, j'ai dû aller faire une échographie dans un cabinet privé. Je n'avais pas d'amies ni de famille vers qui me tourner, alors je me suis là encore débrouillée toute seule. Moi qui n'avais pas entendu parler de sexualité, de grossesse, de choix même, j'ai dû subir une échographie par voie vaginale, me faire toucher, sentir des mains étrangères sur mon corps. J’ai serré les dents.

J'ai appris que j’étais enceinte de 9 semaines, que je n’avais que peu de temps pour réfléchir. J’ai dû écouter le médecin qui n’était pas informé que je souhaitais avorter me décrire l'embryon. J’ai dû le regarder sourire et tenter de me convaincre que ce moment était merveilleux, comme il l'est pour beaucoup de femmes. Je me suis retrouvée complètement désemparée, honteuse, sale et effroyablement seule face à ce qui m'arrivait.

Une semaine plus tard, je me suis présentée à l'hôpital pour une IVG par aspiration, avec anesthésie générale. Je ne me souviens que de mon passage en salle de réveil, les infirmières ont dû me secouer pour me faire émerger. Il me reste de cet épisode des paroles dures, des tons de voix peu délicats. Des regards et des attitudes en disent souvent plus sur ce que nous pensons que les mots que nous sommes autorisés à employer dans le cadre de notre emploi. Je me souviens de mon cœur qui se mettait à battre très fort et de mon estomac qui se nouait de peur.

Le soir, mon compagnon était à mes côtés pour me raccompagner après sa journée de travail. J'ai souri, fait bonne figure, caché mes blessures et suis vite partie, sans jamais parler de cet épisode de ma vie à qui que ce soit. J'ai conserve l'échographie, mais les cicatrices de cette expérience sont ancrées au plus profond de mon âme. J'ai mis longtemps à me pardonner, à pardonner à mon compagnon et à regretter cette IVG. Je n'étais pas mature à 21 ans, je n'étais qu'une enfant qui aurait eu besoin qu'on lui tienne encore la main.

Notre petit garçon est né 10 ans après ma première grossesse. Celle-ci fait partie de mon histoire : elle a modelé la personne que je suis aujourd'hui et le couple que nous formons avec mon compagnon. Je n'en suis pas fière mais je ne la porte plus comme un fardeau. Il m'aura fallu des années et bien de la peine pour en arriver là. Je suis convaincue qu'une assistance psychologique m'aurait permis de me libérer plus tôt et d’utiliser mon énergie à vivre ma jeunesse dans la joie et non la douleur.


vendredi 16 janvier 2026

Discussion entre 2 embryons dans le ventre de leur mère

Dans le ventre d’une femme enceinte se trouvent 2 embryons. L’un est croyant, l’autre est non-croyant.

Le petit non-croyant : comment quelqu’un peut il croire à la vie après l’accouchement ?

Le petit croyant : mais naturellement. Il n’y a aucun doute qu’il y ait une vie après l’accouchement. Notre vie ici n’a de sens que parce que l’on grandit pour nous préparer à la vie après l’accouchement. Nous devons ici prendre de la force pour ce qui nous attend plus tard.

Le petit non-croyant : cela n’a aucun sens. Il n’existe pas de vie après l’accouchement. Quelle forme peut avoir une telle vie ?

Le petit croyant : ça, je ne peux pas le savoir exactement. Mais c’est sur qu’il y a plus de lumière qu’ici. Et peut être pourrons nous manger avec notre bouche, courir avec nos jambes et…

Le petit non croyant : arrête un peu avec ces sornettes. Courir ? Ce n’est pas possible. Et une bouche qui mange est une image ridicule. Et pourquoi ? Nous avons notre cordon ombilical qui nous nourrit. Et c’est évident que le cordon ombilical ne peut nous conduire quelque part tellement il est court.

Le petit croyant : ce doit être sûrement possible. Ce sera sûrement totalement différent quand nous nous y habituerons.

Le petit non-croyant : et personne n’en ait jamais revenu. Compris ? Avec l’accouchement finie la vie. C’est aussi simple que cela. Et surtout, la vie n’est rien de plus qu’une grande plaie dans le noir.

Le petit croyant : oui, je suis d’accord que nous n’avons aucune représentation de la vie après l’accouchement. Dans tous les cas, nous verrons enfin notre maman. Et elle prendra soin de nous.

Le petit non croyant : maman ? Tu crois à une maman et qui est-elle ?

Le petit croyant : elle est tout autour de nous. Nous vivons en elle et par elle. Sans elle, nous n’existerions pas.

Le petit non-croyant : c’est le top de la confusion ! Je n’ai pas vu le moindre bout de maman ici. La conclusion finale est qu’il n’y en n’a pas !

Le petit croyant : quelquefois, quand un calme bienfaisant apparaît, nous pouvons percevoir son chant. Nous pouvons aussi sentir comment elle caresse notre monde. C’est pourquoi je suis sur que c’est alors que la vraie vie commence.

Liste Disciples de Jésus