lundi 20 juillet 2026

Quel est le statut du fœtus dans la Bible ?


Le problème de l'avortement est lié à celui du statut accordé au foetus ou à l'embryon. Pour la loi humaine, ni l'ovule fécondé, ni l'embryon, ni le foetus, ne bénéficient du statut de personne humaine.

 Que dit la Bible à ce sujet ?

L'enseignement de la Bible sur ce sujet est parfaitement clair. Comme je le dis à ma femme : "La Bible parle de tous les problèmes que nous pouvons rencontrer dans la vie. Si tu ne trouves rien, cherche encore, parce qu'il y a toujours soit un principe, soit une illustration directe !"

En ce qui concerne la question posée : "Le foetus est-il une personne ?", la Bible est très claire sur deux points essentiels : le foetus est une personne humaine, et l'avortement est un péché.

Examinons Exode 21, pour y recevoir une instruction concernant le problème de l'avortement :

"Si des hommes se querellent, et qu'ils heurtent une femme enceinte, et la fassent accoucher, sans autre accident, ils seront punis d'une amende imposée par le mari de la femme, et qu'ils paieront devant les juges. Mais s'il y a un accident, tu donneras vie pour vie, œil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure" (Exode 21 : 22-25).

Ce passage nous montre que s'il arrive quoi que ce soit à un bébé dans le sein de sa mère, il arrivera la même chose à la personne qui a provoqué ce dommage. Ainsi, si quelqu'un provoque un accouchement prématuré, et que le bébé meure, celui qui a causé cet accident le payera de sa vie. Cela ne peut pas être plus clair, mes amis ! Nous devons prendre Dieu à Sa Parole, sinon, nous Le faisons menteur ! Je prie que vous puissiez choisir de Le croire !

Selon la Bible, le foetus est-il une personne ?

Oui, cent fois oui ! De nombreux passages de l'Ecriture parlent de ce problème important. L'avortement est un meurtre, et le sang de millions de bébés crie pour réclamer un jugement. Quand on décide qu'un être n'est pas une personne humaine, on franchit le premier pas vers le génocide.

En 1936, la Cour Suprême Allemande a décrété que les Juifs n'étaient pas des "personnes," et l'Holocauste s'ensuivit. En 1856, la Cour Suprême des Etats-Unis a décrété que les Noirs n'étaient pas des "personnes," et l'esclavage put se développer. Le 23 janvier 1973, la Cour Suprême des Etats-Unis a décrété qu'un foetus n'était pas une "personne," et l'holocauste de l'avortement s'ensuivit. Il continue à se produire aujourd'hui encore.

Je me contenterai de donner une liste de versets bibliques qui prouvent, sans l'ombre d'un doute, qu'un foetus est un être humain à part entière.

"Dès qu'Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit." (Luc 1 : 41).

"Comme tu ne sais pas quel est le chemin du vent, ni comment se forment les os dans le ventre de la femme enceinte, tu ne connais pas non plus l'oeuvre de Dieu qui fait tout." (Ecclésiaste 11 : 5).

"Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint-Esprit" (Matthieu 1 : 20).

"C'est toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux existât." (Psaume 139 : 13-16).

"La parole de l'Eternel me fut adressée, en ces mots : Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré, je t'avais établi prophète des nations." (Jérémie 1 : 4-5).

"Que ne m'a-t-on fait mourir dans le sein de ma mère ! (Le texte Hébreu dit : "Pourquoi ne m'a-t-Il pas (Dieu) fait mourir dans le sein de ma mère ?") Que ne m'a-t-elle servi de tombeau ! Que n'est-elle restée éternellement enceinte ! Pourquoi suis-je sorti du sein maternel pour voir la souffrance et la douleur, et pour consumer mes jours dans la honte ?" (Jérémie 20 : 17-18).

"Iles, écoutez-moi ! Peuples lointains, soyez attentifs ! L'Eternel m'a appelé dès ma naissance, Il m'a nommé dès le sein de ma mère (trad. litt.). Il a rendu ma bouche semblable à un glaive tranchant, Il m'a couvert de l'ombre de sa main ; Il a fait de moi une flèche aiguë, Il m'a caché dans son carquois. Et il m'a dit : Tu es mon serviteur, Israël en qui je me glorifierai. Et moi j'ai dit : C'est en vain que j'ai travaillé, c'est pour le vide et le néant que j'ai consumé ma force ; mais mon droit est auprès de l'Eternel, et ma récompense auprès de mon Dieu. Maintenant, l'Eternel parle, Lui qui m'a formé dès ma naissance (héb. : "conception") pour être son serviteur, pour ramener à lui Jacob, et Israël encore dispersé ; car je suis honoré aux yeux de l'Eternel, et mon Dieu est ma force" (Esaïe 49 : 1-5).

"Celui qui m'a créé dans le ventre de ma mère ne l'a-t-il pas créé ? Le même Dieu ne nous a-t-il pas formés dans le sein maternel ?" (Job 31 : 15).


Note de Parole de Vie :


Puisque, d'après la Bible, un foetus est un être humain à part entière, l'avortement est donc un péché et un meurtre. Mais ce n'est pas un péché impardonnable. Celui ou celle qui a pratiqué un avortement, réalisant l'horreur de son crime, peut recevoir de Dieu la repentance et le pardon, grâce au sacrifice expiatoire de Jésus-Christ sur la croix.

"Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité" (1 Jean 1 :9).

Gloire à Dieu pour Sa miséricorde et Sa grâce !

mardi 23 juin 2026

RESPECT !

Il est vraiment surprenant de découvrir que dans notre belle langue française, le mot utilisé pour définir l'entité et les particularités d'un individu, c'est à dire la personne, est le même que celui qui est utilisé pour signifier son absence, et par là même, son néant - si nous nous référons à l'expression "Mais qui est là ? personne !"

Double sens prémonitoire ?

Si nous entrons dans une définition plus affinée, le mot "personne" provient du latin "persona", qui signifie "masque de théâtre", faisant référence aux différents rôles que peut remplir un individu simultanément durant sa vie terrestre.

Mais le sens a évolué, conférant à l'ètre humain un statut moral et juridique et l'élargissant à un groupe d'individus : ainsi parle t-on d'une personne "physique" et d'une personne "morale".
De nos jours, la personne désigne le "moi", et donc ce qui m'est propre, ce qui résume ma dignité d'être humain, la spécificité de ma personnalité. Ce qui me différencie aussi des autres.

Nous les êtres humains, sommes sur terre dans trois buts : être, faire et entrer en relation. Ainsi, si nous développons notre moi, il y aura une incidence sur nos actes, mais aussi sur notre vie sociale. En élargissant le sens du mot "personne", je peux donc dire qu'une personne est une entité composée de l'être intérieur, de son comportement, et de sa mise en relation avec celles qui l'entourent.

Beaucoup d'entre nous, mais aussi la société toute entière, vivent dans une grande confusion au sujet de la personne humaine.

Tout commence avant la naissance, où l'entité n'est pas reconnue en tant qu'embryon. Je suis tout petit, ou je présente certains défauts physiques ou mentaux, et donc je n'existe pas, ce qui donne la permission de me jeter à la poubelle : c'est l'avortement.


Parlons aussi de l'eugénisme, une théorie et une méthode visant à améliorer l'espèce humaine par différents petits trafics fondés sur la génétique, et donc sur mon "avant-naissance", ouvrant la porte à n'importe quelle déviation.

Cela continue après ma naissance, où l'on peut très bien me refuser le droit d'exister, car je ne suis pas conforme à ce que l'on attendait de moi : ainsi en Chine, pour lutter contre la surpopulation, on tuait souvent les bébés-filles dès leur naissance : cela s'appelle un infanticide. En France, il existe encore ce que l'on appelle "la naissance sous X" : c'est un abandon.

Mais il y a aussi l'enfant qui reste dans son foyer, mais à qui l'on refuse l'affection, le soin, l'attention, pour différents motifs. Plus tard, il deviendra probablement un délinquant, car il retournera l'arme contre lui-même, en méprisant sa propre existence et en détruisant celle des autres.

Je ne veux pas non plus passer sous silence les atteintes à la dignité humaine dont sont victimes beaucoup de nos contemporains dans le monde du travail. Ce dernier, de nos jours, est devenu un monde esclavagiste où l'exploitation pour des raisons bassement financières est reine. L'être humain passe en dernier, au profit d'une petite caste d'hommes et de femmes dont le but vital unique est de s'enrichir le plus rapidement possible au détriment des pus faibles et des plus fragiles. C'est une caste d'assassins en puissance.


Mais je peux aussi être assassiné dans ma vieillesse, cela s'appelle l'euthanasie !

N'oublions pas le sort réservé à Jésus, le Fils de Dieu : les autorités spirituelles de l'époque se sont débarrassées de lui en le faisant assassiner sur une Croix, la Croix de Golgotha.

Combien faudra t-il de siècles à l'être humain pour qu'il discerne sa propre existence, et l'existence de Dieu ? pour qu'il se respecte lui-même, ainsi que son Créateur ? Voilà une question ouverte à laquelle chacun de nous se doit de répondre, afin de faire contre-pouvoir dans une société qui se renie globalement elle-même, et va tout droit à sa perte si elle n'accepte pas le Sauveur.

P Auzenet


vendredi 17 avril 2026

139 par minute !

 Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 73,3 millions d’avortements sont pratiqués en moyenne chaque année.

200 821 enfants innocents tués par jour.

8 367 enfants par heure.

Depuis que vous avez commencé à lire cet article, près de 139 avortements ont eu lieu. 139 par minute.

139 êtres humains comme vous et moi, mais plus petits.

Ce ne sont pas des statistiques.

 CitizenGO


Commentaire de Pierre :

Au jugement dernier, tout ces meurtriers seront jetés en enfer pour l'éternité. 



mercredi 11 février 2026

Témoignage de Carole

 J’ai mis longtemps à me pardonner cet avortement


Carole, 40 ans

Ce témoignage est le premier que je livre au monde extérieur, à moi-même et restera probablement le seul de mon expérience de l'IVG. A 21 ans, tout juste un an après avoir quitté dans des circonstances tumultueuses le domicile de mes parents, je suis "tombée" enceinte. Je vivais alors aux dépens de mon compagnon, qui avait lui-même renoncé à ses études pour subvenir à mes besoins.

Lorsque j'ai su que j'étais enceinte, je crois que je me suis attachée à ce bébé. Ou bien était-ce à l'idée de devenir maman et donc de changer de statut ? Aujourd'hui encore, je me pose la question. Mais à l'époque, je ne trouvais pas ma place, je ne savais pas qui j'étais... J'ai laissé mon compagnon, qui ne voulait pas de cet enfant alors, décider à ma place. Je me sens aujourd'hui encore lâche et coupable de ce manque de franchise envers moi-même.

J'ai caché mon début de grossesse à ma belle-famille, chez qui je vivais alors. Je me suis présentée seule au rendez-vous à l'hôpital. C'était la première fois que je rencontrais une gynécologue, la sexualité était un sujet loin des priorités de mes parents. Ce premier entretien ne m'a offert aucun conseil. Elle m'a exposé le choix devant lequel je me trouvais alors que j'aurais voulu lui dire ce que j’éprouvais. Mais elle m'a laissée seule avec mon désarroi. Je ressens encore cette solitude qui, pendant longtemps, a pesé sur notre couple et nous a éloignés l’un de l’autre.

Ce n'est pas le bébé de Carole qui est sur cette photo.

Après ce rendez-vous, j'ai dû aller faire une échographie dans un cabinet privé. Je n'avais pas d'amies ni de famille vers qui me tourner, alors je me suis là encore débrouillée toute seule. Moi qui n'avais pas entendu parler de sexualité, de grossesse, de choix même, j'ai dû subir une échographie par voie vaginale, me faire toucher, sentir des mains étrangères sur mon corps. J’ai serré les dents.

J'ai appris que j’étais enceinte de 9 semaines, que je n’avais que peu de temps pour réfléchir. J’ai dû écouter le médecin qui n’était pas informé que je souhaitais avorter me décrire l'embryon. J’ai dû le regarder sourire et tenter de me convaincre que ce moment était merveilleux, comme il l'est pour beaucoup de femmes. Je me suis retrouvée complètement désemparée, honteuse, sale et effroyablement seule face à ce qui m'arrivait.

Une semaine plus tard, je me suis présentée à l'hôpital pour une IVG par aspiration, avec anesthésie générale. Je ne me souviens que de mon passage en salle de réveil, les infirmières ont dû me secouer pour me faire émerger. Il me reste de cet épisode des paroles dures, des tons de voix peu délicats. Des regards et des attitudes en disent souvent plus sur ce que nous pensons que les mots que nous sommes autorisés à employer dans le cadre de notre emploi. Je me souviens de mon cœur qui se mettait à battre très fort et de mon estomac qui se nouait de peur.

Le soir, mon compagnon était à mes côtés pour me raccompagner après sa journée de travail. J'ai souri, fait bonne figure, caché mes blessures et suis vite partie, sans jamais parler de cet épisode de ma vie à qui que ce soit. J'ai conserve l'échographie, mais les cicatrices de cette expérience sont ancrées au plus profond de mon âme. J'ai mis longtemps à me pardonner, à pardonner à mon compagnon et à regretter cette IVG. Je n'étais pas mature à 21 ans, je n'étais qu'une enfant qui aurait eu besoin qu'on lui tienne encore la main.

Notre petit garçon est né 10 ans après ma première grossesse. Celle-ci fait partie de mon histoire : elle a modelé la personne que je suis aujourd'hui et le couple que nous formons avec mon compagnon. Je n'en suis pas fière mais je ne la porte plus comme un fardeau. Il m'aura fallu des années et bien de la peine pour en arriver là. Je suis convaincue qu'une assistance psychologique m'aurait permis de me libérer plus tôt et d’utiliser mon énergie à vivre ma jeunesse dans la joie et non la douleur.


vendredi 16 janvier 2026

Discussion entre 2 embryons dans le ventre de leur mère

Dans le ventre d’une femme enceinte se trouvent 2 embryons. L’un est croyant, l’autre est non-croyant.

Le petit non-croyant : comment quelqu’un peut il croire à la vie après l’accouchement ?

Le petit croyant : mais naturellement. Il n’y a aucun doute qu’il y ait une vie après l’accouchement. Notre vie ici n’a de sens que parce que l’on grandit pour nous préparer à la vie après l’accouchement. Nous devons ici prendre de la force pour ce qui nous attend plus tard.

Le petit non-croyant : cela n’a aucun sens. Il n’existe pas de vie après l’accouchement. Quelle forme peut avoir une telle vie ?

Le petit croyant : ça, je ne peux pas le savoir exactement. Mais c’est sur qu’il y a plus de lumière qu’ici. Et peut être pourrons nous manger avec notre bouche, courir avec nos jambes et…

Le petit non croyant : arrête un peu avec ces sornettes. Courir ? Ce n’est pas possible. Et une bouche qui mange est une image ridicule. Et pourquoi ? Nous avons notre cordon ombilical qui nous nourrit. Et c’est évident que le cordon ombilical ne peut nous conduire quelque part tellement il est court.

Le petit croyant : ce doit être sûrement possible. Ce sera sûrement totalement différent quand nous nous y habituerons.

Le petit non-croyant : et personne n’en ait jamais revenu. Compris ? Avec l’accouchement finie la vie. C’est aussi simple que cela. Et surtout, la vie n’est rien de plus qu’une grande plaie dans le noir.

Le petit croyant : oui, je suis d’accord que nous n’avons aucune représentation de la vie après l’accouchement. Dans tous les cas, nous verrons enfin notre maman. Et elle prendra soin de nous.

Le petit non croyant : maman ? Tu crois à une maman et qui est-elle ?

Le petit croyant : elle est tout autour de nous. Nous vivons en elle et par elle. Sans elle, nous n’existerions pas.

Le petit non-croyant : c’est le top de la confusion ! Je n’ai pas vu le moindre bout de maman ici. La conclusion finale est qu’il n’y en n’a pas !

Le petit croyant : quelquefois, quand un calme bienfaisant apparaît, nous pouvons percevoir son chant. Nous pouvons aussi sentir comment elle caresse notre monde. C’est pourquoi je suis sur que c’est alors que la vraie vie commence.

Liste Disciples de Jésus



 


vendredi 19 décembre 2025

Bébé "parle" avec sa mère !

 Saviez-vous qu’un bébé « parle » avec sa maman bien avant sa naissance ?



Une preuve très solide permettant d’affirmer qu’un embryon n’est pas qu'un groupe de cellules, mais bien un être vivant à part entière.
 
Le « statut biologique de l’embryon humain », est un thème fondamental de la bioéthique car démontrer que l’embryon humain est un être biologique de notre espèce, et non un ensemble informe de cellules, est essentiel pour affirmer que toute technique qui implique sa destruction est inacceptable sur le plan bioéthique (comme la destruction d’embryons surnuméraires en cas de fécondation in vitro, ndlr).

Un argument utilisé pour défendre cette thèse est ce qu’on appelle le « dialogue entre l’embryon et sa mère », c’est-à-dire la communication qui s’établit avec l’embryon depuis son transit par la trompe de Fallope jusqu’au moment où il s’implante dans l’utérus maternel.

Le fait que l’embryon humain puisse établir ce dialogue biologique avec l’endomètre utérin, c’est-à-dire avec sa mère, est une preuve très solide permettant d’affirmer que dès le début de son développement, l’embryon n’est pas un amas de cellules mais un être vivant appartenant à notre espèce.

En quoi consiste ce « dialogue materno-fœtal » ?

Depuis son transit par la trompe de Fallope jusqu’à son implantation dans l’endomètre maternel, l’embryon produit et secrète une série de composés biochimiques qui agissent sur l’endomètre pour faciliter son implantation ; c’est comme si l’embryon prévenait sa mère de son arrivée sur le lieu d’implantation dans son utérus afin qu’elle se prépare, c’est-à-dire qu’elle prépare l’endroit où son enfant va s’implanter.

Mais à son tour, l’endomètre maternel produit et secrète d’autres composés dans le fluide endométrial dans lesquels baigne l’embryon et qui sont essentiels à sa nidification.

Un autre fait biologique intervient dans ce dialogue materno-fœtal qui renforce la nature d’être vivant organisé du tout jeune embryon, la diminution de l’activité immunologique de la mère qui facilite l’implantation de son enfant.
En effet, l’embryon est un être biologique étranger à la mère, puisque la moitié de son contenu génomique provient du père, ce qui fait qu’il pourrait être rejeté… mais pour l’éviter, la mère réduit son activité immunologique afin de faciliter l’implantation de son enfant (immunité materno-foetale).

Mais tout récemment, un article publié dans Development (142; 3210-3221, 2015) a rapporté la preuve que les éléments inclus dans le fluide secrété par l’endomètre maternel où s’implante l’enfant pendant le processus de nidification, peuvent modifier l’expression génétique de l’enfant.
Ceci a d’importantes conséquences biomédicales et bioéthiques. Du point de vue biomédical, cet échange génétique pourrait augmenter le risque pour l’enfant de souffrir de plusieurs maladies comme le diabète de type deux, ou augmenter le risque de souffrir de certaines maladies comme l’obésité.

Mais cet échange entre la mère et l’enfant pourrait également exister dans la fécondation in vitro qui utilise des dons d’ovules, c’est-à-dire n’appartenant pas à la mère, ou lorsque l’on a recours à ce que l’on appelle les « mères porteuses ». Dans le premier cas, l’expression génétique du génome de l’enfant peut être modifiée par l’afflux de messages maternels. C’est-à-dire que les informations provenant de l’endomètre maternel sont incorporées dans le génome de l’enfant, ce qui fait que d’une certaine façon et de manière très partielle, l’embryon est génétiquement modifié par l’influence de la mère biologique.

Mais par ailleurs, dans le cas des mères porteuses, celles-ci pourraient également influer sur le génome de l’enfant, c’est-à-dire que des liens biologiques pourraient s’établir avec l’enfant en gestation allant bien au-delà de ce que favorise la grossesse, en particulier parce que la modification par la mère du génome de son enfant permettrait de manière substantielle de tisser sa relation, ce qui sans aucun doute pourrait créer davantage de problèmes biologiques et sociologiques que ceux qu’impliquent ces pratiques à l’heure actuelle.

Justo Aznar et Julio Tudela