mercredi 6 septembre 2017

Les tenants du tout-avortement

Depuis quelques années, les tenants du tout-avortement ont étendu les mailles de leur arsenal répressif. 😭

Sabine Faivre
Enseignante, psychologue du développement


Les récents débats autour de la législation sur l’IVG en Pologne ont remis la question de l’avortement au cœur des débats publics également en France, où le sujet est aussi extrêmement sensible, et où les tenants des prétendus « droits de la femme » mènent une guerre sans merci aux défenseurs de la vie.

Pour preuve, les dispositifs successifs du gouvernement sur le délit d’entrave à l’avortement : délit qui ne cesse de s’étendre, de l’information aux propositions d’aide, jusqu’à la liberté de conscience.

Ainsi, récemment, de la privation d’objection de conscience des pharmaciens sur les produits abortifs. Ainsi, également, de l’annonce d’un délit d’entrave numérique fin septembre, prévoyant de punir de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende des sites dits « mensongers », qui « culpabiliseraient » les femmes souhaitant recourir à l’avortement.
Depuis quelques années, les tenants du tout-avortement ont étendu les mailles de leur arsenal répressif autour des associations qui informent objectivement les femmes sur les enjeux et conséquences de cet acte.

En réalité, à travers cet arsenal pénal affleure une peur panique : celle de voir révélée au grand jour la face obscure de l’IVG, du système qui y conduit, de l’idéologie qui la nourrit.

Ainsi, on a pu entendre dans un grand média une journaliste affirmer qu’« il n’y a pas de vie » in utero, ce qui est la plus grosse aberration entendue depuis des dizaines d’années.

Mais cela donne une idée de l’état de désinformation et d’ignorance dans lequel se trouvent certains de nos concitoyens.
Cette manipulation s’exerce aujourd’hui à tous les niveaux de la vie politique et cherche à se maintenir malgré les assauts du réel.

Heureusement, l’édifice se fissure de toutes parts, et certains n’hésitent plus, comme le professeur Nisand, à affirmer que l’avortement est bien « l’interruption d’une vie humaine », que cette vie « commence dès la fécondation ». Cette vérité, que de nombreux idéologues aimeraient voir mise sous le boisseau, est pourtant exprimée comme un fait, une évidence, par ceux mêmes qui pratiquent l’avortement : cela conduisant à une forme de schizophrénie dont on se demande comment, humainement, moralement, il est possible de sortir, tellement ce discours signe une impasse de la pensée, d’écartèlement de la conscience.

Néanmoins, cela est révélateur du malaise de plus en plus prégnant exprimé par ces professionnels de santé face à la réalité objective du système IVG aujourd’hui en France, pratique devenue quasiment un dogme intouchable.
Pourtant, cette pratique n’est pas sans effets, directs ou collatéraux.

Nombreux sont ceux parmi les politiques, de droite comme de gauche, qui considèrent que ce débat est clos. Ce sujet figurerait parmi ceux sur lesquels il serait aujourd’hui interdit de penser.
L’évolution de la médecine prénatale aide à une prise de conscience renouvelée des enjeux du vivant.

La science met au jour d’année en année l’imposture des partisans du slogan « mon corps, mon droit » : de nombreux spécialistes montrent, en effet, l’individualité du fœtus, le fait que celui-ci n’est pas une excroissance de sa mère mais un être humain unique, doté de facultés de communication et de sensibilité. Il éprouve du plaisir et il souffre. Ces mêmes spécialistes expliquent que le temps de la gestation est un moment crucial pour le développement futur de l’enfant, celui-ci ayant des conséquences durables sur sa construction psychologique et affective, ainsi que dans son rapport à l’environnement.

Le temps est fini où l’on croyait que l’enfant en gestation n’était rien, et que parce que ses neurones n’étaient pas développés, il ne pouvait rien ressentir. La science bat en brèche ces allégations.

De ce fait, les avancées de la médecine prénatale devraient nous obliger à repenser le statut de l’embryon, du fœtus.

Il faut espérer que des politiques courageux prendront un jour ce problème à bras-le-corps. Car de cette remise à plat découleront l’avenir de notre société, nos valeurs et notre socle de civilisation.


mardi 18 juillet 2017

Je l'ai échapé belle !

Je remercie DIEU mon Père céleste de m'accorder la grâce d’être vivant, et je remercie ma chère maman de ne pas s’être fait avorter.
J'ai découvert l'amour de DIEU (le vrai), et c'est ce qui me rend heureux.

Je sais que je passerais l'éternité avec Lui, grâce à Jésus Christ qui a donné sa vie pour moi.
Je ne pourrais jamais le remercier assez !

A DIEU seul soit toute la gloire !

Pour plus de détails, écrivez-moi : pierredanis@orange.fr

jeudi 22 juin 2017

Témoignage d'une adolescente violée

Une adolescente violée refuse l’avortement, sept ans après, elle ne regrette rien

Quand Lauran Bunting était au lycée, elle a été violée par son petit ami à plusieurs reprises. Quelques temps plus tard, elle apprend qu’elle est enceinte. Malgré les circonstances traumatisantes, la jeune fille choisit de mener à terme sa grossesse et de garder l’enfant.

Il était pourtant difficile pour Lauran d’évoquer la situation avec ses parents, qui n’approuvaient pas sa relation avec le garçon. Le père de Lauran aurait préféré un avortement, mais elle s’y oppose, décidant de mener sa grossesse à terme et de faire adopter l’enfant. C’est au moment où elle voit pour la première fois son enfant sur l’écran d’échographie à 12 semaines de grossesse que Lauran commence à envisager de garder le bébé et de l’élever elle-même.

Isabella est née 2 semaines après la fin de l’année de lycée de Lauran et l’obtention de son diplôme.

À travers ce terrible cheminement, Lauran dit avoir été bénie par sa fille.

    « Le Seigneur m’a donné la force pour passer les moments les plus difficiles et il continue d’être près de moi dans les bons moments. »

Aujourd’hui, Lauran souhaite faire connaître son histoire pour encourager les jeunes filles ou les femmes qui font face à une grossesse issue d’un viol.

    « Mon cœur souffre pour les femmes qui ont subi un viol. Je sens leur douleur. J’entends leurs larmes et leurs peurs. Et je prie qu’elle puisse voir que leur bébé n’est pas un accident. Ils ne sont pas des erreurs. Essayer d’effacer ces moments en tuant le bébé n’est pas la réponse. Malheureusement, cela ne fera qu’ajouter de la peine »

Source : LifeNews

jeudi 11 mai 2017

« 10 raisons de ne pas se faire avorter »


Pour une information équilibrée sur l’IVG et ses conséquences




Par Kristi Burton Brown de LiveActionNews 

Un enfant ne mérite pas de mourir parce que sa mère et/ou son père n’assume pas leurs responsabilités. Un enfant est complètement innocent.

Voici 10 bonnes raisons de ne pas se faire avorter:

1) L’avortement aggrave la tragédie

La réponse à une tragédie ne peut pas être une autre tragédie. Parfois, les circonstances entourant une grossesse sont tragiques. Peut-être la femme a-t-elle été violée. Peut-être le bébé a-t-il été diagnostiqué avec un handicap. Ou la santé de la femme pourrait être en danger. Toutefois, la réponse à une tragédie ne peut pas être une autre tragédie. On n’efface pas un viol en tuant un enfant. On ne guérit pas un bébé en le tuant. Et on n’évite pas les problèmes de santé en refusant la réalité d’un autre être humain.

Les femmes qui ont été violées doivent être entourées avec beaucoup de compassion. Mais exécuter l’enfant d’une femme n’est pas de la compassion. Face à un diagnostic prénatal difficile, les parents doivent obtenir des informations factuelles et être orientés vers d’autres susceptibles de partager utilement leur expérience. Ils ne doivent pas être contraints à un choix rapide d’avortement ou priés de tuer leur enfant au lieu de lui donner une chance de défier les pronostics. Les femmes ayant des grossesses à risque doivent être traitées par de vrais professionnels de santé. Mais le traitement n’inclut pas de tuer intentionnellement un enfant. (Si un enfant décède au cours du traitement de la femme -lors de la chimiothérapie pour le cancer, de la suppression d’une grossesse extra-utérine…. – ce n’est pas un avortement.)

2) L’avortement tue des innocents

La science ne pourrait pas être plus claire. Les êtres humains in utero sont vivants, distincts, et uniques. Dès le moment de la fécondation – plus connue sous le nom de conception – une nouvelle vie humaine commence. Mettre fin à cette vie ne finit pas une « potentialité. » cela termine une vie. Nous ferions bien de comprendre la science moderne qui révèle l’humanité de l’enfant à naître.

3) L’avortement viole les droits civils

Les droits civils sont violés quand les gens sont privés de leurs droits fondamentaux de manière discriminatoire. Les enfants à naître sont privés de la vie – le droit le plus fondamental de tous – sur la simple base de leur position géographique (l’utérus de leur mère) et de leur niveau de développement. C’est discriminatoire, inhumain et cruel.

4) L’avortement punit des innocents

Un enfant ne mérite pas de mourir pour les crimes de son père. Un enfant de cinq ans ne peut pas être tué parce que son père est un violeur. On ne devrait pas pouvoir tuer un enfant à naître de 5 mois pour la même raison.
Un enfant ne mérite pas de mourir parce que sa mère et/ou son père n’assume pas leurs responsabilités. Un enfant est complètement innocent. Un enfant n’a pas décidé que ses parents feraient l’amour ou qu’ils utiliseraient une contraception inefficace. Un enfant à naître est toujours innocent et ne devrait jamais être puni.

5) L’avortement peut blesser les femmes


Des histoires vécues démontrent encore et encore que l’avortement nuit aux femmes. Ces blessures surviennent sous diverses formes – mentales, psychologiques, relationnelles et physiques – et dans certains cas, l’avortement coûte leur vie aux femmes. Elles peuvent également subir la perte de leur fertilité ou une augmentation des fausses couches après un avortement.

6) L’avortement abime les relations et les familles


L’avortement n’est jamais la réponse à une relation fructueuse et aimante. Chaque fois qu’un membre de la famille meurt, le reste de la famille est touchée. Et cela est vrai de l’avortement. Un enfant réel, vivant, irremplaçable a été tué, et les parents et les frères et sœurs sont altérés. Beaucoup de femmes qui avortent juste pour convaincre leurs mecs de rester avec elles constatent qu’ils les quittent de toute façon, peu de temps après l’avortement. L’avortement n’est jamais la réponse à une relation fructueuse et aimante.

7) Les conséquences de l’avortement ne s’effacent pas

Peu importe combien nous essayons, nous ne pourrons jamais effacer ce que l’avortement fait. L’avortement tue un être humain innocent. Le temps n’efface pas ce meurtre ni ne soulage la réalité de ce qu’il est. L’avortement est une tragédie cruelle, mais c’est aussi un choix qui ne devrait jamais être fait. Un tel choix reste avec nous pour toujours.
Pour ceux qui ont déjà pris part à un avortement, même s’il n’existe aucun moyen de changer votre passé, il ya un moyen d’en guérir. Recherchez auprès de votre centre local de ressources pour la grossesse les programmes de rétablissement post-avortement.

8) L’avortement crée de nouveaux problèmes

On ne résout pas ses problèmes en tuant une personne innocente. Certaines personnes croient qu’avorter et supprimer la vie d’un enfant résoudra leurs problèmes. Et dans l’immédiat, il peut sembler que les problèmes aient été effacés. Peut-être les études deviennent-elles une option plus facile, peut-être les parents ne découvrent-ils jamais que leur fille était enceinte, ou peut-être une liaison reste dissimulée. Mais en réalité, l’avortement ne fait que cacher les problèmes – il ne les résout pas. Beaucoup de femmes terminent le collège tout en donnant naissance à leurs bébés. Beaucoup de parents sont beaucoup plus compréhensifs et aimants que leurs filles ne le croyaient possible. Et la vérité vaut toujours mieux qu’un mensonge, surtout quand un mensonge coûte la vie à une personne innocente. En fin de compte, voici ce qu’il en est vraiment : on ne résout pas ses problèmes en tuant une personne innocente. Ce n’est pas parce que c’est légal que c’est juste. Et le fait que ce choix reste souvent secret ne signifie pas qu’il ne restera pas avec vous pour toujours.
Les parents subissent souvent beaucoup de pression sans qu’on leur dise le grand cadeau qui leur est fait…

9) L’avortement occulte la responsabilité

L’avortement est parfois utilisé comme le camouflage facile d’une aventure d’un soir, ou une solution à une relation qui a mal tourné. Toutefois, lorsque deux adultes font le choix de participer à une activité connue pour créer des bébés, ces adultes doivent en accepter la responsabilité. La contraception peut échouer. La meilleure planification peut s’écrouler. Mais la responsabilité ne doit pas être évitée au prix de la vie d’un enfant innocent.
Les personnes responsables doivent parfois faire des choix difficiles. Le timing peut sembler mauvais, et les circonstances difficiles. Mais cela ne justifie pas de tuer une personne innocente. Choisir d’élever un enfant est responsable. Choisir l’adoption pour un enfant est responsable. Mais choisir l’avortement et dénier la vie à un enfant qui existe déjà est irresponsable – et irrémédiablement – mal.

10) L’avortement n’est pas un signe d’émancipation ou de libération pour les femmes

Ce n’est pas mon «droit» de tuer mon enfant. En tant que femme qui se considère comme une féministe, je trouve consternant que l’avortement soit classé dans le cadre des « droits des femmes. » Ce n’est pas mon «droit» de tuer mon enfant. Je ne devrais pas être la seule personne qui a le pouvoir d’ordonner l’exécution de mon enfant de la main d’un médecin avorteur. Laisser mon enfant souffrir d’une mort durant laquelle sa colonne vertébrale est aspirée dans un tube, où ses membres sont déchiquetés, où son cœur est arrêté par le poison, cela n’émancipe pas, ne libère pas. Ces choix ne devraient pas être des choix du tout. Ils sont des tragédies cruelles pour tous les intéressés, et ils ne devraient pas être autorisés dans une nation civilisée. Les femmes ne reçoivent pas la liberté par le sang de leurs enfants.

Toutes les femmes devraient comprendre exactement ce qu’est l’avortement.

Source : Campagne Québec Vie

lundi 10 avril 2017

Statistiques

« Délivre ceux qu'on traîne à la mort, ceux qu'on va égorger, sauve-les ! » (Proverbes 24:11)




200 000, c'est le nombre d'avortements réalisés en France en 2015 (Source : INED - Institut National d'Etudes Démographiques), soit 500 par jour ou 1 toutes les 3 minutes.

1 enfants à naître sur 4 est avorté en France, en moyenne 1 femme sur 2 a recours à un avortement au cours de sa vie (Source : INED).

La législation française a évolué ces dernières années afin d'encourager fortement l'avortement.

En juillet 2001, l'obligation du consentement des parents de mineures est supprimé. 46% des mineures qui avortent le font sans que leurs parents soient informés, cela représente environ 12 000 avortements par an. (Source : DREES)

En mars 2013, l'avortement est remboursé à 100%. A partir du 1er avril 2016, tous les actes autour de l'avortement (consultations, analyses, échographies, ...) le sont également.

En août 2014, la condition de "détresse avérée" présente dans la loi Veil de 1975 est supprimée.

En avril 2015, le délai de réflexion obligatoire de 7 jours est supprimé.

En février 2017, le délit d'entrave à l'IVG voté en 2014 est étendu au numérique. Il est interdit en France de s'exprimer "contre" l'IVG sur papier, sur internet ou dans le cadre d'une association.

Depuis le moment où vous avez commencé la lecture de ce texte plusieurs enfants à naître ont été avortés en France, des centaines dans le monde.

Prions pour toutes les mamans qui ont eu recours à cet acte terrible et qui en portent la blessure. Prions particulièrement pour toutes les jeunes filles mineures qui ont avorté dans le secret et sont seules face aux conséquences.

Prions pour toutes les associations, les personnes, les églises, les politiques, ... qui essayent de faire entendre une voix pour la vie face à cette culture de la mort.

Prions pour les autorités et pour tous ceux qui les élisent afin que la vie soit protégée.

En union de prière,

Guillaume Anjou
Fondateur et directeur d'Info Chrétienne et auteur de la newsletter quotidienne Un Jour Une Prière

jeudi 16 mars 2017

Les tenants du tout-avortement

Depuis quelques années, les tenants du tout-avortement ont étendu les mailles de leur arsenal répressif

Sabine Faivre
Enseignante, psychologue du développement

Les récents débats autour de la législation sur l’IVG en Pologne ont remis la question de l’avortement au cœur des débats publics également en France, où le sujet est aussi extrêmement sensible, et où les tenants des prétendus « droits de la femme » mènent une guerre sans merci aux défenseurs de la vie.

Pour preuve, les dispositifs successifs du gouvernement sur le délit d’entrave à l’avortement : délit qui ne cesse de s’étendre, de l’information aux propositions d’aide, jusqu’à la liberté de conscience.

Ainsi, récemment, de la privation d’objection de conscience des pharmaciens sur les produits abortifs. Ainsi, également, de l’annonce d’un délit d’entrave numérique fin septembre, prévoyant de punir de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende des sites dits « mensongers », qui « culpabiliseraient » les femmes souhaitant recourir à l’avortement.

Depuis quelques années, les tenants du tout-avortement ont étendu les mailles de leur arsenal répressif autour des associations qui informent objectivement les femmes sur les enjeux et conséquences de cet acte.

En réalité, à travers cet arsenal pénal affleure une peur panique : celle de voir révélée au grand jour la face obscure de l’IVG, du système qui y conduit, de l’idéologie qui la nourrit.

Ainsi, on a pu entendre dans un grand média une journaliste affirmer qu’« il n’y a pas de vie » in utero, ce qui est la plus grosse aberration entendue depuis des dizaines d’années.

Mais cela donne une idée de l’état de désinformation et d’ignorance dans lequel se trouvent certains de nos concitoyens.

Cette manipulation s’exerce aujourd’hui à tous les niveaux de la vie politique et cherche à se maintenir malgré les assauts du réel.

Heureusement, l’édifice se fissure de toutes parts, et certains n’hésitent plus, comme le professeur Nisand, à affirmer que l’avortement est bien « l’interruption d’une vie humaine », que cette vie « commence dès la fécondation ». Cette vérité, que de nombreux idéologues aimeraient voir mise sous le boisseau, est pourtant exprimée comme un fait, une évidence, par ceux mêmes qui pratiquent l’avortement : cela conduisant à une forme de schizophrénie dont on se demande comment, humainement, moralement, il est possible de sortir, tellement ce discours signe une impasse de la pensée, d’écartèlement de la conscience.

Néanmoins, cela est révélateur du malaise de plus en plus prégnant exprimé par ces professionnels de santé face à la réalité objective du système IVG aujourd’hui en France, pratique devenue quasiment un dogme intouchable.
Pourtant, cette pratique n’est pas sans effets, directs ou collatéraux.

Nombreux sont ceux parmi les politiques, de droite comme de gauche, qui considèrent que ce débat est clos. Ce sujet figurerait parmi ceux sur lesquels il serait aujourd’hui interdit de penser.

L’évolution de la médecine prénatale aide à une prise de conscience renouvelée des enjeux du vivant.

La science met au jour d’année en année l’imposture des partisans du slogan « mon corps, mon droit » : de nombreux spécialistes montrent, en effet, l’individualité du fœtus, le fait que celui-ci n’est pas une excroissance de sa mère mais un être humain unique, doté de facultés de communication et de sensibilité. Il éprouve du plaisir et il souffre. Ces mêmes spécialistes expliquent que le temps de la gestation est un moment crucial pour le développement futur de l’enfant, celui-ci ayant des conséquences durables sur sa construction psychologique et affective, ainsi que dans son rapport à l’environnement.

Le temps est fini où l’on croyait que l’enfant en gestation n’était rien, et que parce que ses neurones n’étaient pas développés, il ne pouvait rien ressentir. La science bat en brèche ces allégations.

De ce fait, les avancées de la médecine prénatale devraient nous obliger à repenser le statut de l’embryon, du fœtus.

Il faut espérer que des politiques courageux prendront un jour ce problème à bras-le-corps. Car de cette remise à plat découleront l’avenir de notre société, nos valeurs et notre socle de civilisation.


lundi 9 janvier 2017

Ils sont despotiques !

Il est devenu illicite de combattre sur le plan des idées. Au secours, Voltaire, ils sont devenus fous ! Ou, pire, ils sont despotiques. 😰

Jean-Jacques Fifre
Ancien directeur administratif et financier dans le privé 😖

La loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse fut conçue comme une simple loi de dépénalisation de l’avortement en France.
Elle visait à donner une réponse à des situations de détresse et à rétablir un état de dignité humaine souvent bafoué. C’était un vrai progrès.

Simone Veil avait déclaré :

    « Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. » ??”

Désormais, l’IVG est défendue comme un droit, c’est-à-dire une faculté garantie sans limite par la loi. Plus même : elle est édictée comme une liberté, c’est-à-dire celle d’agir sans aucune contrainte.

La loi Belkacem du 4 août 2014 supprime la condition de détresse. Elle s’inscrit dans une démarche qui vise à lever les moindres freins à l’exercice du droit le plus large à l’IVG, qui est d’ailleurs remboursée à 100 % par la Sécurité sociale.

Cela n’est pas un progrès car cette mesure va dans le sens d’une déresponsabilisation des comportements et des mentalités autant masculins que féminins. Il en va d’une responsabilité citoyenne de refuser cette démarche.

Entendons-nous bien sur le sens des idées : il ne s’agit pas de priver les femmes de la possibilité
d’éviter une grossesse dont la conception serait inique ou les risques majeurs, et dont les conséquences seraient pour la mère et l’enfant un non-sens dramatique.
Il s’agit simplement de considérer que personne n’a le droit de décider, sans des motifs impérieux, d’interrompre une vie. En outre, par bonheur, les dispositions d’aujourd’hui permettent de prévenir une grossesse non désirée avant que le processus de vie ne soit enclenché. La contraception est le vrai moyen. L’avortement est une thérapie que l’on devrait réserver aux cas d’exception.

Dire cela n’est pas liberticide. C’est simplement refuser de concourir à la déresponsabilisation des consciences, qui est le contraire du sens de l’intelligence humaine et ne fait qu’établir un contresens de l’esprit libertaire.

Or, aujourd’hui, dans notre démocratie qui, longtemps, fut un exemple universel, il m’est défendu d’affirmer cette position morale de bon sens et parfaitement légitime. Il est devenu illicite de combattre sur le plan des idées. Au secours, Voltaire, ils sont devenus fous ! Ou, pire, ils sont despotiques.

Ce gouvernement de gauche dont les dérives liberticides sont notoires vient de faire voter la loi dite « loi du délit d’entrave numérique à l’IVG » qui m’interdit d’exposer pleinement ma pensée sur ce véritable problème sociétal qui, en tout état de cause, mérite pourtant d’être discuté, éventuellement affronté avec les armes du bon sens et de la loyauté intellectuelle.

Cette mesure législative n’est pas un progrès.

Commentaire de Pierre :
La décadence s'accélère et conformément aux prophéties bibliques, nous sommes dans l'apostasie.